Le secteur médico-social en souffrance : Les analyses de pratiques professionnelles comme solution

1 poste sur 20 est vacant dans les établissements et services médico-sociaux français. Dans les services à domicile (SSIAD, SAAD, SPASAD), ce chiffre grimpe à près d’1 poste sur 13.

Le rapport Repères statistiques de la CNSA (avril 2025) établit que le taux de vacance de poste a plus que doublé entre 2017 et 2023 : de 2,1 % à 4,5 % en moyenne, avec un pic à 7,7 % dans les services multi-clientèle. Ce sont les structures les plus proches du domicile.


Ces statistiques illustrent une dégradation lente et documentée du secteur médico-social. Depuis 2018, le taux de rotation dans ces mêmes structures est passé de 19,4 % à 24,4 % (CNSA / ANAP, TDBMS 2023). En moyenne, un salarié sur quatre quitte son poste chaque année. En 2025, selon France Travail, relayé par Aladom, près de six projets de recrutement sur dix dans le sanitaire et social s’avèrent « difficiles » à concrétiser. Et ce, alors que les intentions d’embauche du secteur résistent à la chute globale de 12,5 % observée ailleurs dans l’économie française.

Les soignants en souffrance

Derrière les statistiques se cache une réalité moins chiffrable. Les professionnels du domicile portent seuls une charge émotionnelle considérable. Un aide-soignant accompagne l’agonie d’un patient qu’il suit depuis des mois, sans pouvoir en parler à personne. Un agent polyvalent ne sait plus exactement où s’arrête son rôle.

L’Observatoire de la performance sociale 2026 d’Ipsos bva ne porte pas sur le seul médico-social. Mais ses conclusions résonnent dans ce secteur plus qu’ailleurs. L’étude révèle que 71 % des salariés français estiment que leur travail nuit à leur santé. Le stress, la surcharge et le manque de reconnaissance arrivent en tête des causes citées. La maladie ordinaire reste le premier motif d’arrêt, mais elle recule. La fatigue physique progresse (37 %), la fatigue psychologique profonde aussi (33 %), tout comme les risques psychosociaux (20 %). Dans 77 % des cas, les salariés arrêtés pour ces motifs pointent directement leurs conditions de travail.

Pour les équipes du domicile, ces données ne sont pas abstraites. Ce sont des collègues qui disparaissent des plannings.

Ce que l’APP change concrètement

Les analyses de pratiques professionnelles (APP) s’imposent aujourd’hui comme une réponse de fond à la question de la fidélisation.

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Le principe tient en quelques lignes. Un groupe de 5 à 15 professionnels se réunit dans un lieu clos, sans présence hiérarchique. Un psychologue extérieur à la structure anime la séance. Il crée les conditions pour que les situations difficiles soient mises en mots, analysées, partagées. La séance dure entre 1h30 et 2h.

Les recommandations gouvernementales préconisent une fréquence mensuelle en EHPAD et trimestrielle en crèche ou au domicile. La réalité du terrain est souvent moins régulière. C’est précisément ce que les acteurs spécialisés comme Opyxis cherchent à corriger.

Opyxis : industrialiser sans standardiser

Parmi les opérateurs qui ont structuré une offre nationale d’APP, Opyxis occupe une position singulière de leader de l’APP en France.

Robin Brenneur a fondé le réseau. Infirmier de formation, titulaire d’un master en management des établissements de santé, il a luimême dirigé des EHPAD et une clinique avant de lancer Opyxis. Le réseau revendique aujourd’hui 250 psychologues du travail sur l’ensemble du territoire.

Nous accompagnons plus de 600 établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, dont Colisée, Clariane, la Croix-Rouge française, l’ADMR, Destia et Vitalliance. Ce qui distingue Opyxis d’un prestataire local, ce n’est pas tant l’offre elle-même que l’infrastructure qui l’entoure. 

L’application – toutes les données centralisée

Opyxis a développé une application dédiée. Les dirigeant·e·s y suivent en temps réel :

  • le calendrier des séances
  • les taux de participation
  • Les compte-rendus,
  • la satisfaction des équipes

Chaque cycle d’un an d’APP donne lieu à un compte rendu structuré, sans données nominatives pour préserver la liberté de parole. Ce compte rendu identifie les points de vigilance et les pistes d’action à destination de la direction.

Notre référente APP dédiée

Quand un psychologue quitte le réseau, notre référente APP Opyxis affecte immédiatement un remplaçant. Ce n’est pas un détail : dans ce secteur, la relation de confiance entre une équipe et son intervenant se construit sur la durée.
Notre référente prend en charge :

  • l’accompagnement de nos clients dans le déploiement des analyses de pratiques professionnelles,
  • le suivi et la coordination,
  • le recrutement,
  • l’onboarding et la formation de nos psychologues qui réalisent les analyses de pratiques professionnelles,
  • enfin, elle accompagne individuellement et collectivement nos psychologues qui interviennent en analyse des pratiques professionnelles.

La question du financement

Opyxis détient la certification Qualiopi au titre des actions de formation. Cela ouvre l’accès aux budgets OPCO et au plan de développement des compétences. Des financements via les Conseils départementaux ou l’ARS peuvent aussi se mobiliser sur des projets de prévention des risques psychosociaux. 

La CNSA elle-même (rapport d’avril 2025) souligne que le recours à l’intérim pour compenser absentéisme et vacance de poste représente un coût structurel lourd pour les ESMS. Les APP peuvent contribuer à réduire ce coût sur le moyen terme en limitant le départ des professionnels en place.

Ce que les chiffres ne disent pas encore

Affirmer que les APP constituent la réponse à la crise RH du secteur médico-social serait prématuré. La pénurie tient aussi à des salaires jugés inférieurs de 20 % à ceux d’autres branches à qualification égale, selon les organisations syndicales. Elle tient à une attractivité globale dégradée, à des conditions de travail physiquement éprouvantes, et à une profession longtemps invisible socialement.

Les APP donnent aux professionnels qui travaillent dans des conditions exigeantes la possibilité de sentir qu’ils ne sont pas seuls. Que leur vécu compte. 

Dans un secteur où le turnover atteint 25,6 % dans les EHPAD et 19,8 % dans les services multi-clientèle (CNSA, 2023), chaque professionnel qui reste est une victoire.