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La face cachée du télétravail

Janvier 2019 : le monde découvre une pandémie planétaire qui va mettre à l’arrêt les populations, les activités et le travail. Les habitants se retrouvent cloitrés chez eux, enfermés dans l’angoisse d’attendre des nouvelles sur ce mal invisible qui se propage dans tous les pays.

Les organisations s’adaptent, les salariés de la première et de la deuxième ligne s’accrochent et font survivre le pays. Le président de la république nous explique alors que le pays : « tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal »…

D’autres salariés sont renvoyés chez eux en « télétravail ».

1. La généralisation du télétravail

Le télétravail s’est alors mis en place dans de nombreuses organisations pour éviter les contacts physiques. Des salariés se sont retrouvés du jour au lendemain chez eux, dans leur lit, leur canapé, à travailler : gérer des mails, faire un e-café avec son supérieur à 8h pour qu’il vérifie que vous êtes bien réveillé, prendre des appels avec les cris des enfants en arrière plan.

Les entreprises ont alors déployé des stratagèmes pour inciter et favoriser le télétravail :

  • Mise en place de visios récurrentes (le fameux e-café)
  • Mise en place de webinaires
  • Suivi des activités des salariés à distance
 
Le retour progressif à la vie normale a été l’occasion de voir les approches des entreprises. Certaines basées sur la confiance envers le salarié en permettant le télétravail n’importe quel jour et de n’importe où (oui on peut télétravailler un vendredi depuis la maison de ses parents dans le sud de la France et y être même plus productif qu’à l’accoutumé). D’autres entreprises ont saisi l’opportunité du télétravail pour faire des économies de locaux. Enfin certaines n’ont plus permis le télétravail pour des raisons idéologiques et par manque de confiance.

2. Contrainte ou liberté ?

La mise en place du télétravail a libéré de nombreux salariés de contraintes : prendre les transports le matin et perdre 1 à 4 heures par jour, devoir se préparer pour aller au travail, être obligé de subir les blagues de Maurice à la machine à café.

Cela a permis aussi d’améliorer l’équilibre de vie pro-perso en permettant aux salariés de réorganiser leur vie personnelle.

Mais finalement, le travail n’est ce pas aussi cela ? Rencontrer ses collègues à la machine à café, manger avec eux, avoir des échanges avec ses supérieurs et ses salariés ? Capter le non verbal, saisir les émotions des uns et des autres afin de les réguler ? Apporter de la reconnaissance, un sourire, une blague (peut être même celle de Maurice) pour se nourrir de cela au quotidien au lieu d’être derrière un écran au fond de son lit ou dans son canapé.

La confiance au travail doit se travailler dans le quotidien. Un manager ne peut pas autoriser un salarié à être en télétravail pour ensuite le surveiller à 8h du matin. D’après moi, le télétravail, a parfois abimé la relation de confiance entre les entreprises et les salariés à tel point que bon nombre d’entre eux ont souhaité redonner du sens à leur vie professionnelle en changeant de métier.

3. L'isolement comme finalité :

Le télétravail doit être un outil régulé. Il doit être co-construit avec les salariés dans une démarche de bien-être au travail. Il doit permettre de trouver des équilibres. Sinon il mène tout droit à l’isolement, la démotivation et le désengagement. Chaque salarié est différent et a des besoins différents. Il est nécessaire pour les organisations de s’adapter aux contraintes et besoins de chacun afin d’avoir des salariés engagés et reconnaissants.

Il serait intéressant de faire passer un test de bien-être aux travail aux entrepreneurs qui font croire qu’ils sont heureux en réalisant des tâches à distance depuis les plages paradisiaques de l’île Maurice. Le résultat serait sans doute en dissonance complète avec l’image qu’ils renvoient.

Parce que le travail au fond c’est des rencontres, des échanges qui favorisent l’épanouissement professionnel. Ce n’est pas une visio derrière un fond vert.

4. Le bilan de compétences Opyxis.

Chez Opyxis, nous réalisons des bilans de compétences pour toutes et tous sur plusieurs agences en France. Chaque psychologue du travail Opyxis vous aide à (re)donner du sens à votre travail.

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